7 Novembre 2017

[Quézako?] Ce boîtier orange peut vous sauver la vie !

Brut de décoffrage, ce boîtier est pourtant de dernière génération avec un job vital : communiquer des SOS vers l'espace lorsque des vies humaines sont en danger...

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 Crédits : CNES/E. Grimault.

Vous montez dans un avion ? Elle est là !

ADT 406 AF/AP, la balise de détresse aéronautique du programme international Cospas-Sarsat est fixée sur la carlingue de l’appareil. C'est obligatoire depuis le crash du Mont Saint-Odile en 1992. Son job ? Emettre automatiquement, en cas de choc, un signal vers l'espace sur une fréquence bien précise, la 406 MHz. Capté par des satellites, ce signal est relayé vers des stations de réception terrestres qui calculent la position de la balise puis l’envoient vers l'un des 32 centres de contrôle et de mission existants dans le monde – l'un d'eux se trouve au CNES de Toulouse. Le centre activé transmet l’alerte vers les centres de coordination des secours responsables de la zone où a été déclenchée la balise. Pour l'approche finale de la zone de crash, les équipes de sauvetage s'aident du signal ''homing'' (121,5 MHz et 243 MHz) également émis par la balise dans le cas où l'avion n'a pas sombré en mer.

La balise ADT 406 AF/AP fait la taille d'une boite à chaussures. Crédits : fcc.

Les balises de détresse sont fixées sur la carlingue des avions, généralement à l’arrière pour avoir le  plus de chance de résister à un éventuel crash. Certains avions commerciaux sont équipés de plusieurs balises. Crédits : Wilco international.

Le saviez-vous ?

La prochaine génération de balises aéronautiques Cospas-Sarsat intègrera la possibilité de déclenchement en vol, par exemple en cas de comportement anormal de l’avion (sortie du domaine de vol nominal) avec l'envoi de la position calculée à partir d’un signal GPS ou Galileo ou du système avionique bord. C'est une évolution qui fait suite au crash en mer du vol Air France 447 entre Rio et Paris en 2009 et au vol Malaysian Airlines MH 370 entre Kuala Lumpur et Pékin, disparu en 2014.

 

des balises, en veux-tu, en voilà !

Il existe des balises aéronautiques mais aussi des balises maritimes avec un déclenchement manuel ou automatique en cas de contact avec l'eau et des balises personnelles à déclenchement manuel. Légères, ces dernières sont appréciées des baroudeurs et baroudeuses, sportifs et sportives de l'extrême qui peuvent les porter en permanence sur eux. Depuis 1982, tous ces équipements ont contribué au sauvetage de plus de 40 000 vies humaines. En 2017, 2 millions de balises sont déployées dans le monde.