9 Février 2018

[JO 2018] Les tremplins de saut à ski depuis l'espace

Le saut à ski est l'une des disciplines les plus spectaculaires des Jeux Olympiques d'hiver. Avez-vous repéré les 2 rampes de décollage des athlètes (pas des fusées ;-) sur ces images acquises par les satellites Pléiades durant l'été et l'hiver 2017 ?

2 images acquises par les satellites Pléiades les 19 juillet et 28 décembre 2017 à 700 000 m d'altitude. Crédits : CNES 2017, Distribution Airbus DS.

C'est parti !

Les 23e Jeux olympiques d'hiver se sont ouverts vendredi 9 février 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud. Spectaculaire, le saut à ski est l'une des disciplines phares de la compétition. Objectif pour les athlètes : tenter de s'extraire de la gravité terrestre grâce à une rampe fortement inclinée (entre 35 et 37°) pour voler le plus loin possible et de la manière la plus esthétique qui soit. Sensations fortes garanties !

2 rampes de lancement

2 tremplins de décollage seront utilisés durant les JO 2018 : un petit tremplin de 109 m de long et un grand de 140 m. Ces 2 tremplins sont bien visibles sur l'une des 2 images satellite à très haute résolution réalisées durant l'été 2017 : ils brillent au soleil. On distingue aussi, sur leur droite, les 3 rampes d'entraînement bien plus petites.

Durant 2 semaines, 4 épreuves de saut à ski s'enchaîneront au centre de saut à ski d'Alpensia. Samedi 10 février, deux Français s'élanceront du haut du petit tremplin (également appelé «  tremplin normal ») dans le cadre de l'épreuve individuelle hommes. Lundi 12 février, ce sera au tour des femmes. Suivront ensuite 2 épreuves masculines sur grand tremplin : une individuelle et une par équipes. Des épreuves de combiné nordique et de snowboard s'y dérouleront aussi.  Ça va décoller !

Le centre de saut à ski d'Alpensia. Crédits : Republic of Korea via Wikipedia

Voler le plus longtemps possible. Crédits : Geir A Granviken via Wikipedia.

Les satellites Pléiades

Lancés en 2011 et 2012, les satellites jumeaux Pléiades-1A et Pléiades-1B tournent autour de la Terre à 700 km d'altitude. A eux 2, ils sont capables de prendre des images de n'importe quel point du globe en moins de 24h à la résolution de 70 cm (rééchantillonée ensuite à 50 cm). Conçu par le CNES, ce système d'imagerie spatiale à très haute résolution est exploité par Airbus DS.

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