14 Novembre 2016

GO, Galileo GO !

Les 1ers services de Galileo ouvrent le 15 décembre 2016. Les dresseurs de Pokémon GO attraperont-ils plus rapidement leurs créatures favorites ? 3 questions à Pascale Flagel, responsable du programme "navigation" au CNES.
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Le 17 novembre 2016, une fusée Ariane-5 spécialement customisée larguera 4 nouveaux satellites Galileo. Crédits : ESA–P. Carril.

 

Grâce à Galileo, les joueurs de Pokémon GO seront-ils mieux géolocalisés qu'avec le système GPS ?

Pascale Flagel : Pour le grand public, ces 2 systèmes seront comparables. Galileo a été développé pour être inter-opérable avec GPS. Tous les grands continents ont leur système de géolocalisation et de navigation par satellites : les américains ont GPS, les russes Glonass, les chinois Beidou. Le nôtre sera Galileo. C’est une volonté d’autonomie. Avec le lancement du 17 novembre, Galileo va prendre un coup d’accélérateur : c’est 4 satellites d’un coup qui seront ajoutés à la constellation. Nous aurons alors 18 satellites en orbite. D'ici la fin de l'année, les services initiaux de Galileo seront ouverts. 

En 2017, nos téléphones portables utiliseront-ils des signaux Galileo ? 

P. F. : Oui, s'ils sont équipés d'une puce mixte ''GPS + Galileo''. Certains smartphones en possèdent déjà. Vous naviguerez alors sans vous rendre compte que vous êtes géolocalisés grâce à des signaux provenant, par exemple, de 3 satellites GPS et d’1 satellite Galileo, puis de 2 satellites GPS et 3 satellites Galileo… L’ouverture des 1ers services fin 2016 sera un signal fort pour les industriels comme pour les fabricants de récepteurs.

Quelles seront les autres applications de Galileo ? 

P. F. : Galileo aura de nombreuses applications professionnelles dans les transports qu'ils soient routiers, ferroviaires, maritimes ou aériens. Outre un service de positionnement très précis, de l'ordre de 10 cm, Galileo proposera aussi un service de datation, essentiel pour synchroniser les transactions bancaires par exemple, ainsi qu'un service d'authentification du signal, unique au système européen. Galileo contribue déjà au service recherche et sauvetage pour les bateaux et avions en détresse. Sa couverture est mondiale !

Pascale Flagel. Crédits : CNES/JALBY Pierre, 2010.

Capture d'écran du jeu Pokémon Go.