9 Mai 2019

[Quézako?] Ces antennes vont faire les yeux doux au Soleil !

Une fois déployées dans l’espace par la sonde Solar Orbiter, ces antennes de 7,5 m de long capteront les électrons émis par le Soleil. Une 1ere mondiale !

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Crédits : CNES/R. Benoit, 2018.

Non, ce ne sont pas les yeux d'un nouveau droïde hollywoodien ! Ces 2 antennes sont une pièce maîtresse de l’instrument RPW (Radio and Plasma Waves) du satellite Solar Orbiter dont le lancement est prévu en février 2020. Elles ont été livrées au CNES en juin 2018 par l’entreprise américaine Stellar Scientific LLC. Après différentes inspections et tests de bonne santé « électrique », elles ont pris la route du Royaume-Uni et les locaux d’Airbus Defence & Space pour être fixées sur le corps même du satellite européen, actuellement en test en Allemagne.

Au nombre de 3, ces antennes sont formées de :

  • un mât rigide d’1 m de long, 
  • un tube de 6,5 m de long et de 2-3 cm de diamètre en elgiloy, un alliage de métaux résistant aux très hautes températures.

Si ces antennes conçues par le LESIA et le CNES sont si longues, c’est pour capter le maximum électrons en provenance du Soleil – estimés à quelques milliers. Cette détection, dite de basse fréquence, sera une 1ère mondiale. Elle complétera les observations qui seront réalisées par les 9 autres instruments de la sonde Solar Orbiter, notamment ses analyseurs de particules solaires. Le champs électrique du Soleil est en effet soupçonné de jouer un rôle important dans les mécanismes de chauffage et d’accélération du vent solaire qui ne sont toujours pas compris actuellement.

Vue d’ensemble d’une antenne RPW lors de sa livraison au CNES en juin 2018. Crédits : CNES/R. Benoit, 2018.

Les 3 antennes RPW sont positionnées à 120° les unes des autres dans un plan perpendiculaire à l’axe satellite-Soleil. Illustration d'artiste. Crédits : Astrium/ESA.

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